Documentaire · 2024
L’Aigua Recorda
02 / 07
- Année
- 2024
- Format
- Long métrage documentaire
- Statut
- En post-production
- Réalisation
- Maya Delagrée, Lacielle Galipeau, Ariella Jelic
- Rôle de Maya
- Coréalisatrice et intervieweuse
- Lieu de tournage
- L’Horta Sud, Valence, Espagne
- Langue
- Valencien et espagnol
- Sous-titres
- Espagnol, français et anglais
Un an après les inondations d’octobre 2024 à Valence, six survivants des communes les plus touchées affrontent les séquelles d’une catastrophe dont les conséquences vont bien au-delà du moment où les eaux se sont retirées. Alors que les catastrophes climatiques deviennent une réalité pour un nombre croissant de communautés, le traumatisme collectif prend une dimension intime qui façonne la santé mentale et la vie quotidienne.
Synopsis
Le 29 octobre 2024, en ce qui sembla un instant, la région de L’Horta Sud, près de Valence, s’est transformée en paysage apocalyptique. L’eau a changé les rues en rivières. Les vagues se sont abattues sur les portes et les fenêtres, laissant derrière elles le silence et l’absence. Le film écoute pendant un an les voix de six survivants des communes touchées, chacun portant un regard différent sur la catastrophe. Ensemble, leurs témoignages forment une mémoire partagée. L’Aigua Recorda explore la résilience et la capacité d’adaptation humaines, et se demande ce qui reste quand l’eau se retire, et comment l’on continue à vivre quand une catastrophe a redessiné la carte de sa vie.
Photogrammes
Note d’intention
Dans le monde d’aujourd’hui, l’information circule à toute vitesse. Au milieu d’un flot continu d’actualités, nous prenons rarement le temps de voir comment les communautés commencent à se reconstruire une fois les gros titres éteints. Notre film veut résister à la vitesse avec laquelle nous passons d’une crise à l’autre, et prendre le temps d’écouter celles et ceux qui vivent avec les conséquences d’un phénomène météorologique extrême, dans un monde de plus en plus marqué par le changement climatique.
Nous voulions comprendre ce que signifie vivre une catastrophe lorsque l’expérience fait désormais partie du quotidien. Les six voix guident le film, tandis que nous observons les maisons, les rues et les paysages où ces expériences se déroulent. Nous avons choisi de ne pas montrer nos personnages à l’écran, pour que leurs témoignages individuels composent ensemble le portrait d’un traumatisme collectif sans perdre la singularité de chaque expérience. La mémoire devient une manière de parcourir la distance entre ce qui s’est passé et ce qui reste.
La caméra reste immobile pendant de longs moments, attentive aux textures, à la lumière, aux sons et aux traces laissées par l’eau. Plutôt que de simplement documenter la destruction, nous voulions créer l’expérience sensorielle d’un lieu transformé par les inondations, où la présence du passé se fait encore sentir dans les espaces ordinaires du présent.
Pour nous, le film est devenu une façon de prêter attention à ce qui reste souvent invisible : la manière dont les souvenirs s’installent dans les lieux familiers, dont chacun porte une expérience différemment, et dont la vie continue au milieu de l’incertitude. En revenant vers ces paysages et ces voix au fil du temps, nous espérons faire place à ce qui ne peut se comprendre en une seule image ni en un seul instant.
Générique
- Réalisation
- Maya Delagrée, Lacielle Galipeau, Ariella Jelic
- Direction de la photographie
- Lacielle Galipeau
- Assistante caméra
- Maya Delagrée
- Images additionnelles
- Ariella Jelic
- Entretiens et montage des voix
- Maya Delagrée
- Montage image
- Lacielle Galipeau
- Conception sonore et musique originale
- Roman Schoenbichler
- Production
- Fresno Film
- Projections et presse
- contact@mayadelagree.com
Notes de production
Long métrage documentaire développé à partir d’un travail de terrain au long cours à Valence.




